
Ma femme, Marie-Ève, a donné naissance au quatrième enfant de la famille dans la nuit du 19 au 20 juin. Le jour du vote, Olivier avait à peine plus de 48 heures. Cette journée-là, j’étais donc auprès de ma femme et de mes enfants, dont mon fils nouveau-né. Christian était au courant de la situation mais a tout de même affirmé devant plusieurs témoins que ce n’était pas une raison valable. Comment peut-on aspirer à devenir chef du parti de la famille quand on raisonne de la sorte? Comment peut-on affirmer vouloir défendre les intérêts de ces mêmes familles si on ne comprend pas leur réalité? Voilà donc un autre point qui nous distingue lui et moi : dans conciliation travail/famille, je vois aussi le mot famille. Aux mauvaises langues qui voudraient insinuer que ma famille pourrait justement m’empêcher de faire mon travail, sachez que je vais poursuivre ma tournée des régions et que des sorties comme celle de Christian Lévesque ne font que me motiver à me battre encore plus fort pour défendre ces millions de Québécois qui, comme moi, ont tous les jours à composer avec un travail exigeant et une famille qui requiert leur attention.
Pour moi, dans ma vie professionnelle, mes enfants ne sont pas une hypothèque mais ils sont une richesse. Ce sont eux qui m’ont inspiré quand je me suis battu pour faire avancer le projet de loi sur la mixité du système de santé québécois. Ce sont eux qui m’ont inspiré quand je me suis battu pour faire reconnaître l’infertilité comme une maladie et pour obtenir le remboursement des traitements de procréation médicalement assistée. Ce sont aussi eux qui me donnent envie de me battre pour de meilleures écoles, qui me donnent envie de m’attaquer à la dette et à la mauvaise gestion en général. Pour eux et pour des milliers d’autres, je me bats aujourd’hui pour qu’un père n’ait plus à justifier sur la place publique qu’il s’est occupé de sa famille. Pour eux, j’ai envie de voir plus grand.
Éric Caire
Député de La Peltrie, candidat à la chefferie de l'ADQ et père de famille.
La réalité des familles du Québec malheureusement c'est que nous ne pouvons pas nous permettre de nous dérober à nos responsabilités. Nous aimerions tous rester à cotés de nos familles, mais c'est malheureusement un prévilège que seul certain se permettent.
RépondreSupprimerMais l'ADQ ne fait pas dans le nivelage par le bas...
RépondreSupprimerOn aspire à ce que toutes les familles aient le choix de faire ce qu'elles considèrent être le mieux pour elles.
On ne commencera pas à faire des reproches à ceux qui ont des choix et qui les exercent!