
En point de presse, jeudi matin, le député de Chauveau a coupé court aux spéculations qui allaient bon train depuis son discours enflammé, samedi, au conseil général de l’ADQ. Malgré la pression de sympathisants qui l’enjoignaient à se lancer dans la course, l’ex-journaliste de télévision, élu en décembre 2008, préfère continuer à servir comme simple député.
«Ça ne sert à rien de s’engager dans quelque chose si, personnellement, on ne s’y sent pas à l’aise, a-t-il déclaré. (...) Ce n’est pas du tout une question de force des opposants, c’est une question de savoir: est-ce que je me sens prêt, moi, à vivre cette expérience-là. Actuellement, je sers comme député et je suis très heureux. On n’a pas besoin d’être chef pour participer aux débats publics.»
Aucune pression
M. Deltell n’a pas voulu préciser à qui irait son soutien dans la course à la direction. À son point de vue, les actuels prétendants à la succession de Mario Dumont sont tous «d’excellentes candidatures» et il appuiera l'un ou l'autre «si l‘occasion se présente». Il a par ailleurs assuré qu’il n’avait subi aucune pression de la part des candidats Éric Caire et Gilles Taillon visant à le dissuader de se présenter.
Soulignons que Gérard Deltell avait indiqué à RueFrontenac.com, mercredi, qu’il rendrait publique le lundi le 8 juin sa décision de se présenter ou non. Il n’a pas été en mesure de préciser, moins de 24 heures plus tard, ce qui l’avait incité à en devancer l’annonce. «Si je l’avais su il y a longtemps, je vous l’aurais dit il y a longtemps», a-t-il déclaré, niant avoir en fait échoué à s‘assurer un quelconque appui décisif.
Janvier Grondin, député adéquiste de Beauce-Nord et ardent supporteur de Gérard Deltell, a admis avoir «de la peine» que son préféré renonce à participer à la course. «Je trouvais que Gérard apportait un peu d’air frais», a-t-il indiqué. Du coup, «j’ai serré pas mal le manche, mais il m'est resté dans les mains», a-t-il résumé.
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